Le retour aux sources de Fakear

Nous avions eu la chance de rencontrer l’artiste Fakear (Théo) lors de son concert en Avril 2018 au Bikini de Ramonville Saint-Agne. Il vient de sortir son nouvel album « Everything Will Grow Again ». Nous avons souhaité en savoir plus sur cette petite merveille qui donne du baume au cœur…

Virginie Lozano : « Everything Will Grow Again » Quelle est la signification de ce nouvel album pour toi ?

Fakear : C’est un redémarrage, un retour aux sources. C’est aussi un recalibrage, en quelque sorte. Je me suis rappelé des raisons qui m’ont poussé à faire de la musique en premier lieu, avant que tous les filtres ne viennent s’interposer. Le titre vient d’un graffiti vu à Portland, dans l’Oregon. Il m’a immédiatement sauté au visage, et je savais que ce serait mon titre d’album. Nous vivons une période qui manque de messages d’espoir, car nous nous sentons impuissants face à un modèle obsolète qui refuse de laisser la place. Ce titre d’album se veut porteur d’espoir, en disant que le temps fera rentrer les choses dans l’ordre.

La communion avec la nature alliée avec des sons envoûtants apporte un moment magique le temps d’une musique. Quelles sont tes principales influences pour ce nouvel album ?

La nature est toujours une très grosse influence, même si elle laisse aussi la place à un truc plus industriel, plus synthétique, que je n’avais pas auparavant. La science-fiction a toujours été une source d’inspiration, sans que je n’arrive à lui faire de place. C’est chose faite. Je me suis beaucoup inspiré de BD, de dessins animés de science-fiction cyberpunk des années 80 – 90. A l’époque où un téléphone portable était futuriste, et Internet un fantasme au même titre que les voitures volantes et les robots.

As-tu un morceau en particulier, qui te touche plus que les autres ?

Chaque morceau a sa particularité, son histoire. J’ai mes deux petits favoris, Tadlo et Together. Les deux apportent quelque chose de nouveau au projet, par l’usage d’instruments acoustiques tels que la clarinette ou le violon, et l’autre par son usage de synthétiseurs plus agressifs, dont je ne me servais pas auparavant.

As-tu une anecdote amusante à partager lors de la conception d’une de tes musiques ?

Le morceau Linked en lui-même est un accident. J’étais dans le studio d’Alex Metric, un producteur anglais chez qui j’ai réalisé certains morceaux de l’album. Nous faisions une pause lorsqu’un synthé s’est mis en route tout seul, créant accidentellement la boucle sur laquelle se base le morceau. J’ai juste ajouté des nappes de basses et quelques notes de piano, et le tour était joué.

Certaines musiques font penser à de fabuleux films fantastiques. As-tu pensé à travailler avec le monde du cinéma ?

Oui, c’est une expérience qui me plairait beaucoup. L’univers de la science-fiction m’attire particulièrement, mais les places sont chères !

Des prochaines dates clés à retenir ?

Le 26 juin, jour de la sortie de l’album ! Et la reprise des concerts très vite j’espère !

Virginie Lozano

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