Trois membres du GITeS médaillés

La cour de la Préfecture surchauffe ce lundi 6 juillet. Les rayons de soleil illuminent les récipiendaires et les familles présents. Les agents du GITeS figurent parmi les 61 récompensés. Etienne Guyot, Préfet de la Région Occitanie, Préfet de la Haute-Garonne, leur remettra quelques minutes plus tard, la médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement.

Ce geste salue leur acte de bravoure perpétré le 16 octobre dernier au quartier de la Reynerie à Toulouse. Ce soir-là, les membres du Groupement Interquartiers de Tranquillité et de Sûreté sont alertés par les cris de désespoir d’une mère de famille. Sa fille est prête à se défenestrer du 5e étage. Il est 21h30. À ce moment précis, on ne réfléchit plus au quartier Auriacombe.

Le haut du corps de la jeune fille suspendait dans le vide à plus de 10 mètres de hauteur. Arrivés in extremis, les agents la rattrapent par le pantalon afin de la remonter. L’adolescente est saine et sauve. La famille ne cesse de les remercier. Le lien se crée naturellement avec le GITeS.

Ils connaissent parfaitement la typologie et les profils des quartiers populaires. Créé en septembre 2018, le GITeS assure la tranquillité des habitants. Ce dispositif a reçu l’agrément obligatoire du Ministère de la cohésion des territoires. Le groupement est le fruit d’un travail de réflexion et d’études avec l’Etat, la Ville de Toulouse et de nombreux bailleurs dont Patrimoine SA Languedocienne et Les Chalets.

Les agents exercent leur tournée principalement sur des tranches horaires de fin d’après-midi et de soirée. Ils couvrent l’ensemble du patrimoine privé des bailleurs et assurent la surveillance des résidences dans un objectif de tranquillité et de prévention.

Pour Morgane, cette récompense salue une mission ordinaire. « On a fait notre boulot » dit-elle simplement. Elle est heureuse toutefois de voir sa profession reconnue. L’accueil n’est pas souvent chaleureux sur site. Ils sont régulièrement visés par des projectiles et font l’objet d’attaques récurrentes par les dealers.

En février dernier, quelques mois après le sauvetage de la jeune adolescente, une quarantaine de personnes tendent un piège aux agents du GITeS présents sur le secteur Auriacombe. Douze agents sont attaqués par des jets de cailloux et de cocktails Molotov. Deux membres sont légèrement blessés et le véhicule est partiellement endommagé. Depuis la création du groupe, les agents de sûreté ont été confrontés à quatre guets-apens.

Le Grand Mirail n’est pas le seul quartier à s’enflammer à la vue du GITeS. Jolimont figure également dans cette déplorable liste. Ce lundi, ils sont mitraillés par les flashes des photographies souhaitant immortaliser l’événement. Ce moment intense est essentiel pour reconnaître l’importance de ses femmes et ses hommes si indispensable pour notre sécurité.

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